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Mohamed Saïl, militant anarchiste Kabyle pionnier de la lutte anticoloniale

Idées

Mohamed Saïl est un militant anarchiste et indépendantiste né le 14 octobre 1894 à Taourirt des Aït-Ouaghlis en Kabylie.
Après des études primaires en Algérie, on ne sait dans quelles circonstances il s'est retrouvé en France.

Pendant la première guerre mondiale, il est interné pour insoumission puis pour désertion. À sa libération, il s'installe dans la région parisienne et adhère à l’Union anarchiste.

En 1923, il fonde avec son ami Slimane Kiouane, un chansonnier, le Comite de Défense des Indigènes Algériens. Dès 1924, il publie ses premiers articles dans lesquels il dénonce le colonialisme, puis le centenaire de la conquête de l'Algérie... dans des publications anarchistes telles que Le Libertaire, La Voix libertaire ...

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La crise berbériste au sein du PPA/MTLD en 1949

 

Article sur  la crise de 1949 publié en 1987 par Amar Ouardane dans la "Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, N°44, 1987. pp. 35-47."

 

Témoignage  de l'écrivain et militant de la cause berbère Rachid Ali Yahia au sujet de la "crise berbériste" de 1949 dont il a été un acteur de premier plan

 

Né en janvier 1928 à Bordj-Menaïel, en Kabylie, où son père fut instituteur Rachid Ali-Yahia est originaire du village de Lemkharda à Aït Yahia, pas loin de Michelet. Il suit ses études primaires à Taka (pas loin de Michelet). Il effectue ses études secondaires au Lycée de Ben Aknoun puis entre au Grand lycée d'AlgerDès l'âge de 14 ans, Rachid Ali Yahia est sensibilisé aux idées nationalistes. En 1944, alors qu'il n'avait que 16 ans, il crée une section des Amis du Manifeste et de la Liberté initié par Ferhat  Abbas.

Après les événements de mai 1945, il milite au PPA dans la cellule du lycée de Ben Aknoun  tout en continuant d' activer en Kabylie.

 

Le mouvement nationaliste: des origines au 1er Novembre

Idées


Présentation

Le cinquantième anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie, en cette année 2012, nous parait être une bonne occasion pour évoquer l'action des mouvements politiques algériens durant la période coloniale. Longtemps occultée par le  régime sous le voile épais de la mystification et du mensonge, l’histoire de cette période récente du pays commence, timidement, à  être mieux connue grâce aux multiples travaux  d’historiens, d’écrivains et de témoins, largement diffusés par les moyens de communication mondialisés d’aujourd’hui. La connaissance de cette période historique est essentielle au regard de la situation de l’Algérie d’aujourd’hui. Loin d'être monolithique comme le discours officiel tend à le fait croire, la  société politique de l'époque coloniale est largement pluraliste. De l'assimilation à l'indépendance, les revendications politiques des diverses organisations, couvrent le large spectre des aspirations des diverses couches sociales qu'elles représentent. La traduction sur le terrain des engagements politiques laisse apparaitre deux voies distinctives, la voie réformiste en faveur d’un changement de la condition des algériens par un aménagement du cadre colonial, grâce à l’action électorale notamment, et la voie révolutionnaire pour une rupture radicale avec la colonisation par l’action armée. Nul doute que l’action conjuguée de l’ensemble des forces politiques a contribué, sur la durée, à la maturation des conditions qui ont rendu possible le succès de l’insurrection du 1er novembre. Toujours est-il que celle-ci a surpris toute la classe politique, le FLN marquant, à sa naissance, l’échec politique de l’impossible  réformisme et la justesse de l’action révolutionnaire armée.

Nous  proposons ici, une analyse des quatre formations qui ont dominé la vie politique algérienne durant la période coloniale. Ces formations politiques sont représentatives de deux grandes orientations

1- Le mouvement réformiste avec le « Mouvement des évolués », « l’Association des Oulamas » et le « Parti Communiste Algérien »

2- Le mouvement nationaliste porté par l’Etoile Nord Africaine et son prolongement le PPA/MTLD et l’Organisation Spéciale(OS)

L’étude de ces mouvements est suivie d’un texte de Mohamed Boudiaf qui raconte « La préparation du 1er novembre » et d'une chronologie du mouvement nationaliste.

Ces documents ont été réalisés en 1974 par des militants du PRS, parti politique fondé le 20 septembre 1962 par Mohamed Boudiaf pour dénoncer et combattre le régime issu du coup d’état fomenté par ce que l’on a appelé le clan d’Oujda composé de Boumediene, Ben Bella et leurs alliés.

Il est souhaitable que ces documents d’archives, mis en ligne ici pour la première fois, puissent  donner lieu à débats ainsi que le suggère le titre de notre rubrique

 
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